Comprendre

"La connaissance du naturel d'un cheval est un des premiers fondement de l'art de monter, et tout homme de cheval doit en faire sa principale étude"

La Guérinière

 

 

"Dresser c'est convaincre, avec patience et douceur"

 

Mes expériences

Je profite de vous faire part de mes expériences qui pourront aider d'autres cavaliers dans la difficulté. Soyez à l'écoute de votre cheval, observer, adaptez vous et surtout, n'appliquer pas aveuglément une "méthode".

Faites preuve de bon sens et testez par vous même.

Si votre façon de faire déclenche une réaction de défense, de peur ou de stress, c'est que vous n'utilisez pas la bonne technique !

 

Remettez-vous en question et reprenez dans le calme.

 

  1. Il tire au renard

  2. Il ne veut pas passer dans l’eau

  3. Il a peur du spray

  4. Il est difficile à attraper au parc

  5. Il colle, ne veut pas partir seul

  6. Il est sur l’œil

  7. Il tire pour aller au parc

  8. Il trotte le nez en l’air

  9. Il bouge au montoir

 

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Il tire au renard !

Cause : peur panique de se sentir piégé, manque de confiance. Le cheval par instinct a des réflexes d’opposition.

 

Solution : Lui apprendre à céder à la pression, sur tout le corps. Demander la cession en mettant une petite pression et attendez.

 

La pression doit être adaptée à la sensibilité du cheval. Chez un grand sensible, un effleurement peut être suffisant. Généralement, une faible pression suffit, il ne faut surtout pas mettre une pression forte voire douloureuse qui pourrait provoquer la défense ! Une fois la demande faite => LAISSER LE TEMPS DE REFLECHIR et n'augmentez pas la pression ! Soyez attentif et patient envers votre cheval, la coopération se fait dans les 2 sens !

 

Comment : Commencez par lui passer une longe par dessus l'encolure, à la base, et remonter au fur et à mesure que l'exercice est réussi. Mettre une pression vers le bas, attendre, à la plus petite cession du cheval CEDER immédiatement, OUVREZ LA MAIN ! Même si le cheval remonte la tête, ne pas le retenir.

 

Recommencez l'exercice, à chaque cession encourager de la voix, demander une progression jusqu'à ce que la moindre pression le fasse céder. Remonter petit à petit la longe jusqu'à la nuque, à ce stade le cheval devrait avoir compris et devrait céder à la plus petite pression.
Répéter souvent l’exercice.


Le faire céder aussi autrement, pour déplacer les postérieurs, pour le faire reculer (pression sur le chanfrein ou alors sur le poitrail) en appliquant le même principe: demander, attendre, lâcher la pression une fois la réponse obtenue, récompense (caresse et repos). Puis recommencer. Faire l'exercice au licol selon le même principe.


Dans la situation où le cheval tire au renard, se mettre derrière lui et solliciter le mouvement en avant pour détendre la longe. Surtout ne pas prendre la longe en tirant plus fort devant, panique assurée !

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Il ne veut pas passer dans l’eau !

Cause : peur, manque de confiance en son cavalier. Le cheval a du mal à distinguer la profondeur même s’il s’agit d’une flaque !

 

Solution : mise en confiance, prouvez l'absence de danger de l'exercice.

 

Comment : abordez la difficulté dans le calme et la détente la plus absolue ! Le mener en longe sur des chemins avec de l’eau et l'encourager à passer, ne serait-ce qu’un pied, dans l’eau. Se positionner juste, lui demander d’avancer, s’il refuse attendre avec une pression juste inconfortable, relâcher aussitôt qu’il fait mine d’avancer. Cela peut pendre plusieurs séances et chaque séance doit se terminer par un mouvement volontaire du cheval d’y aller. Ca peut être au début juste le nez du cheval qui se tend vers la flaque, un pied dedans, etc. Essayez aussi de le faire reculer dans la flaque ! Une fois qu’il a les pieds dedans récompenser et recommencer en marche avant. C’est parfois difficile d’être patient mais ça fini toujours par payer par la suite ! Courage et patience ! !

Au fur et à mesure des essais, cela prendra moins de temps pour le convaincre, jusqu’à ce qu’il se rende compte par lui-même que ce n’est pas dangereux et qu’aussitôt votre demande exécutée vous lui fichez la paix !

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Il a peur du spray !

 

Cause : peur du bruit, de ce qu'il ne connait pas, émotivité.

 

Solution : lui prouver que même si ça fait pschitt et que c’est effrayant, il n’a rien à craindre ! L'accoutumer progressivement et savoir cesser au bon moment.

 

Comment : méthode de l’approche et du retrait, en s'adaptant à la phobie du cheval et à son degré d'émotivité. Rien ne sert de lui faire monter les tours, l'accoutumance au spray se fera en plusieurs séances, doucement mais sûrement.

 

Remplir un vaporisateur avec de l’eau. Le tenir en longe. Commencer par vaporiser autour de vous, si le cheval recule, le laisser faire et suivre. Surtout continuer à sprayer autour de vous tant qu’il recule. Quand il commence à déstresser et s’arrête de lui-même, arrêter de sprayer. S’approcher de lui et caresser.

Recommencer en essayant de s’approcher de la tête. Lui sprayer les jambes, suivre le cheval s'il recule et essaie de se soustraire. Veillez à ne pas faire monter la pression à un trop haut niveau. Contentez vous de faire des séances courtes et brêves, quitte à refaire l'exercice plusieurs fois dans la journée. S'il tire, toujours suivre la direction, éventuellement le retenir un peu s’il essaye de s’échapper avec force mais suivre le mouvement, le cheval à le droit de se positionner dans toutes les positions sauf nous montrer ses postérieurs, chassez les au cas où.

Surtout ne pas le bloquer, le fait de le laisser s’éloigner de ce qui lui fait peur le rassure, il a besoin de pouvoir bouger ses pieds ! Quand il accepte de se faire sprayer une cuisse, une jambe ou autre partie du corps qu’il ne bouge plus, arrêter, lui donner une pause, récompenser et recommencer le lendemain ! Il est important d'associer un "sale quart d'heure" à une récompense aussitôt qu'il se montre coopératif et calme. Cela accélère la mise en confiance et l'avancement de l'exercice. Il faut se souvenir qu'il faut arrêter le stimuli au moment ou il accepte de faire un effort sur lui même. Ne soyez donc pas presser la 1ère séance de pouvoir lui sprayer la tête, c'est possible mais cela va engendrer un niveau de stress important et cela risque de prendre plusieurs heures ! Le stress n'est pas bon pour l'organisme et il est scientifiquement prouvé qu'il est d'autant plus néfaste pour un animal émotif et sensible comme le cheval.

Pour Idalgo qui était terrorisé, il m’a fallut 4 séances. (de 30min à 5 min !). A la 4éme séance, j’ai pu lui sprayer tout le corps sans qu’il essaye de fuir. Il était tendu certes mais acceptait le spray. J’ai également associé le spray à une friandise juste après, il a très vite compris que ça valait le coup de se faire sprayer ! Maintenant il ne bouge plus, il est complétement détendu et se réjouis de la récompense... que je remplace par une caresse parfois ! Le résultat est supéfiant, il est la preuve que par un apprentissage bien fait, le cheval apprend à gérer ses peurs et apprend de ses expériences.

 

IMPORTANT : Chaque séance de désensibilitation doit être terminée sur un bon point, lorsque le cheval accepte la proximité sans bouger. Le récompenser et passer à autre chose ! Suivant les chevaux cela peut prendre plus ou moins de temps.

 

PATIENCE, Cette démarche en vaut vraiment la peine !

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Il colle, ne veut pas partir seul !


Cause : instinct grégaire, manque de confiance, il ne vous considère pas comme une personne de compagnie sûre et agréable.

 

Solution : lui prouver qu’il peut avoir confiance en vous et qu’il est en sécurité.

 

Comment : Commencer par vous éloigner un peu et faites demi tour avant qu'il ne montre un signe de panique ou qu'il ne veuille rentrer de lui même.

 

Allez de plus en plus loin, récompense friandise. Ne pas s'acharner à le faire avancer avec la cravache car il associerait alors "départ de l'écurie et coups de cravache plus loin"... donc il réchignera d'autant plus à s'éloigner de l'écurie !

 

Le prendre à la longe et faire un tour loin de l'écurie pour le faire brouter, il faut associer l'éloignement à quelque chose d'agréable. Lorsqu'il s'est éloigné assez loin, féliciter, descendre et récompenser en le laissant brouter !

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Il est sur l’œil !


Cause : manque de confiance en lui et en son cavalier, pas l’habitude de l’extérieur.

 

Solution : Augmenter son courage face à l’imprévu ! Le mettre à l’épreuve, tenue en longe d’abord, dans toutes sortes de situation effrayantes !

 

Comment : travail à pied, dans une zone sécurisée, le faire passer sur une bâche, dans des passages étroits, dans l’eau, par dessus un obstacle (le cheval doit être respectueux à la longe et respecter la distance de sécurité). Faire des ballades en lui laissant sa liberté d’encolure (contrat moral). Avec des rênes tendues, son inquiétude ne pourra être que plus grande car il ne pourra se rassurer en regardant autour de lui.

 

S’il fait un écart sur un objet lui faisant peur - ne pas punir sa peur ce qui le rendra d'autant plus inquiet mais retourner auprès de l’objet, le laisser sentir. Insister poliment pour retourner vers l'objet de sa crainte, s'il refuse, attendre devant l'objet, le motiver à aller dans cette direction et féliciter à chaque tentative ! Il y a une grosse différence entre motiver et forcer... Du moment qu'il baisse l'encolure pour sentir, c'est bon signe ! Il doit être libre de l'encolure pour se rassurer, pour aller sentir l'objet, pour pouvoir fuir s'il ressent le besoin. Si en passant devant un objet qu'il l'effraie déjà et que le cavalier reprend encore plus les rênes, le cheval se sentira d'autant plus stressé par la situation.

 

Le cheval a le droit d'avoir peur, mais il n'a pas le droit de faire demi-tour et décamper ! Il a le droit d'essayer de contourner l'objet et de faire mine de faire demi tour, dans ce cas là et dans ce cas, il y a 2 théories opposées qui peuvent s'appliquer :

 

1) La soumission, donc la force physique : l'empêcher de faire le demi-tour en lui imposant votre opposition avec la main et les jambes => on entre dans un rapport de force, ce qui ne me plait pas du tout, et à moins de faire carrément acte de "violence", voir de faire mal, le cheval en ressort gagnant la plupart du temps. Qui dit rapport de force dit contracture, rupture de l'équilibre, disharmonie, conflit et donc énérvement des 2 cotés ! Mais... certains diront "il ne faut pas laisser gagner le cheval".... et bien si pour soit-disant gagner il faut en arriver à toute cette négativité, je préfère "perdre", ou plutôt non... je préfère m'y prendre plus finement et utiliser la force de "l'adersaire" à mon avantage, comme dans certaines techniques d'arts martiaux !

 

2) La persuasion, la force mentale : savez-vous que la plupart des lésions ostéopathiques ou autres provient des contractions, réflexes d'opposition, bref, résistance à ce qui est ! Pour ne faire qu'un avec son cheval, il faut le suivre, même dans le déséquilibre, et même lorsque celui-ci à une idée qui diffère de la vôtre, le but est de 1) suivre le mouvement, 2) ensuite on entre en pourparler pour lui redonner envie que notre idée devienne sienne ! Dans le calme absolu, lorsque le cheval amorçe son demi-tour, on continue son travail pour arriver à faire un tour complet qui le remet au point de départ ! Ainsi, pas de bagare, pas de contraction, pas d'énervement ! Cela peut arrivé qu'il recommence, ne perdez pas patience, appliquer la technique "art martial" et vous verrez, que votre idée deviendra à nouveau sienne ! Le maître mot "ZEN ATTITUDE". Récompensez lorsqu'il aura accepté votre idée !

 

Idalgo avait des tendances à prendre le chemin le plus court ou choisir ses endroits... cette technique lui a définitivement fait perdre cette habitude. Il se peut qu'il demande, poliment, de passer ailleurs, mais il me laisse maintenant maître de mon itinéraire !

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Il trotte le nez en l’air (galop aussi !)


Cause : si à la longe il est détendu et descend naturellement (sans enrênements) vérifier qu’il ne souffre pas du dos. Il est possible que votre crispation ou une main trop dur le fasse réagir ainsi. Il se peut aussi que ce soit un dressage ou débourage raté qu'il lui ait fait prendre cette habitude, dans 99% des cas, la cause est une erreur humaine à la base.

 

Solution : lui apprendre à se détendre, même monté.

 

Comment : commencer la reprise en rêne longue au pas, puis passer au trot, toujours rênes longues. Même s’il cherche à accélérer, ne pas le retenir mais accompagner le mouvement, lui indiquer seulement la direction, faire des transitions. Encouragez le à descendre en vous mettant légérement en suspention, léger contact avec les rênes et descendre et avancer la main, il devrait suivre avec le nez.

 

Après plusieurs séances, il devrait avoir appris à se détendre. Reprendre gentiment le contact avec le mors tout en gardant le contact avec les jambes, le caresser avec les jambes. Si le problème persiste et qu’aucune amélioration ne se fait sentir après plusieurs séances, vérifier s’il ne souffre pas du dos, si la selle est adaptée, s’il n’y a pas de pression.

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Il bouge au montoir !


Cause : impatience, manque d'éducation - vérifier s’il ne s’agit pas un moyen pour lui de vous montrer une gêne, une douleur.

 

Solution : instaurer les contrats ! Le cheval ne doit pas bouger, même rênes longues !

 

Comment : exercer souvent jusqu'à l’immobilité totale. Prendre appui sur l’étrier, se mettre sur le côté, si le cheval bouge « WHOO » et redescendre.

 

Le caresser partout, désensibiliser, il faut pouvoir faire le tour du cheval sans qu’il bouge, bien récompenser de la voix, il ne faut pas se mettre en selle tant qu’il ne garde pas l’immobilité. Une fois celle-ci obtenue, s’asseoir et féliciter, friandise. caresses. Redescendre et recommencer plus loin et récompenser à nouveau. L'immobilité au montoir est souvent négligée pas les cavaliers... la patience et la persévérence sont des outils indispensables pour réussir l'exercice.

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Il embarque !


Cause : stress, manque de dressage, peur, douleur de dos ou autre

S’il se met subitement à embarquer, vérifier les dents !

 

Solution : Reprendre la base, travail sur le plat. Eviter de le laisser prendre des décisions de direction, d'allure ou autre. Précédez ses accélérations d'allures.

Le laisser faire est déjà un signe avant coureur qui pourrait encourager le cheval à embarquer plus tard. Je déconseille de prendre un mors plus sévère pou éviter un cercle vicieux qui engendrerait une bouche de plus en plus dure. Ça fonctionnera au début et puis ensuite le cheval va mettre la force en conséquence. Il faut régler le problème à la source. Un cheval et un cavalier en harmonie est le meilleur gage de ne pas se faire embarquer.

 

Travailler le dressage de base sur le carré, transition arrêt, obéissance. En dernier recourt, si le cheval embarque, demi-arrêt sur une rêne. Par effet de surprise, le cheval va marquer un temps d'arrêt, il faut profiter de ce moment pour le désengager avec une flexion latérale. Cette position calme le cheval, reprendre la route dans le calme.

 

Comment : Il ne faut pas l’oublier, lorsque l’on tire sur les 2 rênes en même temps, il n’y a rien de mieux pour faire engager d’avantage le cheval ! Il s’appuie alors d’autant plus et gagne en puissance ! Apprenez à lui demander une flexion latérale avec une rêne, au pas, au trot et au galop. Il doit apprendre à céder à la demande jusqu’à ce que cela devienne un réflexe positif. Rome ne s’est pas fait en un jour… l’arrêt d’urgence prend également un peu plus de temps ! Une fois que le cheval à la tête tournée et donc les postérieurs désengagés sous la masse, il perd en puissance et il est forcé d’aller sur une volte que vous ferez de plus en plus petite. ATTENTION, l’arrêt d’urgence est parfois si efficace que c’est vous qui risquer de tomber… par l’arrêt brutal du cheval ! Cela ne s’improvise donc pas, le cheval doit connaître la demande pour pouvoir l’appliquer.

Le réflexe à avoir, pour nous cavalier, c’est de prendre une seule rêne et non les 2 ! C’est parfois une habitude bien difficile à perdre. Cette méthode n’est efficace que si elle est bien comprise du cheval, donc à répéter souvent à l’intérieur !

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Il est difficile à attraper au parc !


Cause : Il faut différencier le manque de respect et la peur.

 

Solution : Motiver son cheval avec des visites "gratuites", sans le faire travailler, ou en le sortant pour le faire brouter. Associer sa venue au parc à du plaisir et pas tout le temps du travail ! Langage du corps très important, si le cheval est dans la peur, c'est une grosse erreur que de vouloir le "chasser" ou le fatiguer en le faisant courir...

 

Comment : Aller le chercher pour le faire brouter, pour une visite, pour une friandise. Dissocier votre venue du travail. Varier les plaisirs !
Eviter d'aller à sa rencontre de face. S'il part lorsque vous allez à lui, suivez le passivement, controler son déplacement en vous dirigeant vers l'avant main quand il essaie de partir, il va naturellement se stopper ou partir de l'autre coté, suivez toujours passivement en lui parlant. S'il s'arrête et se met de face, inclinez un peu la tête et approchez vous vers ses épaules, sur le coté, s'il vous tolère, continuer l'approche, en lui parlant. S'il se laisse toucher, caresser l'épaule et féliciter, récompenser.

 

Passez la longe par dessus l'encolure et voyez si vous pouvez mettre le licol. S'il repart, laissez faire et recommencez. Soyez humble et ne vous fâchez pas, soyez zen et lachez prise, ne pensez pas à vouloir l'attraper, simplement suivez le rytme du cheval sans vous énerver.

NE JAMAIS LE COINCER, panique assurée et situation dangereuse.


Vous devez pouvoir mettre le licol avec l'accord du cheval, pas en lui sautant dessus le plus vite possible, sinon quel genre de compagnon êtes-vous pour votre cheval !?

 

En insistant poliment sans le stresser ni le punir et en lui laissant le temps de vous acceptez, vous allez lui faire gagner en confiance et cela se reproduira de moins en moins. Soyez patient et amical pour qu'il vous considère avec respect et amitié.

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Il tire pour aller au parc !


Cause : manque de respect, impatience, émotivité, appréhension de l'homme.

 

Solution : rétablir la hiérarchie. Il a fallu que son comportement me casse 2 doigts pour que je me décide à réagir… n’attendez pas jusque là !

Idalgo était un terrible pour le parc (il régresse encore parfois !), je me disais toujours que le jour ou il attendrait gentiment que je le détache avant de s’enfuir au galop, il serait le cheval parfait ! Je ne croyais pas si bien dire, quel bonheur maintenant d’avoir un cheval éduqué !

 

Comment : avant tout, obtenez le respect à pied, à la longe. Le cheval doit respecter votre distance de sécurité, c'est vous qui décidez si celle-ci se trouve à 30 cm derrière vous ou 3 mètres ! Une fois ce prérequis obtenus, prendre des GANTS et choisir une belle journée ensoleillée (mais pas par caniculaire !), il faut être sûr d’avoir suffisamment de temps à disposition !

 

L’amener donc vers le parc, avec un licol en corde si possible.

 

Pourquoi un licol en corde : c'est un licol d'apprentissage, il fin, solide et léger. FIN => si le cheval tire, il va tout de suite sentir l’appui désagréable que provoque la corde sur sa peau (contrairement au licols ordinaires qui sont larges) et évitera donc de s’appuyer dessus. LEGER : il se fait oublier lorsque le cheval ne tire pas.

ATTENTION : ce licol est un licol de travail, il ne doit pas être laissé sur le cheval sans surveillance => risque d'accrochage à une branche, ou pire un membre lorsqu’il se roule etc… Il est donc DANGEREUX de le laisser tout le temps sur le cheval. Une fois son cheval éduqué, un licol plat, traditionnel, fait très bien l'affaire.

1) l’amener au parc en prenant soin de le faire rester derrière ! Il doit apprendre à respecter cette hiérarchie lorsqu'on le décide ! S’approcher de l’entrée et tenir fermement en lui disant d’attendre, s’il fait mine de tirer, brève saccade vers le bas avec « NON » claquant. L’erreur à ne pas faire c’est de tout lâcher quand il arrive au parc. Dans certains cas si vous êtes mal pris mieux vaut ça qu’un doigt cassé… => Ne jamais enrouler la corde autour de la main ! S’il s’enfuit tout de même, allez le rechercher et recommencer !

2) S’il tire déjà à l’approche du parc le faire marcher à reculons jusqu'à l'entrée. Une fois à l’intérieur attendre, éventuellement le faire brouter et ne pas le détacher. Faire un petit tour en main, dans le calme. S’il tire, résister et ressortez, refaire l’entrée. Faire mine de détacher en touchant le mousqueton mais restez vigilant et lui demander d’attendre.

3) Éventuellement mettre une autre longe sur le licol pour l’habituer à entendre le bruit du mousqueton qui se détache sans qu’il ne parte tout de suite. Le retenir s’il essaie de tirer, le faire reculer. Ressortir encore du parc et recommencer le processus. Prenez le temps de le détacher qu'une fois le calme obtenu.

 

 

"Créez des liens avec votre cheval, considérez le comme un compagnon, un ami. On ne soumet pas un ami, on l'écoute, le comprend, le guide. C'est un échange réciproque qui fait naitre la confiance et le respect".

 

 

Roxane Jaccard - Tous droits réservés - 2006

 

 

 

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Chaque cheval est différent, il est important de prendre en considération le passif et les diverses expériences du cheval pour aborder de la meilleure façon les difficultés qui se présentent. Pas de méthode mais du bon sens, de l'observation, et le respect du rythme de chaque cheval.