|
Mes expériences
Je profite de vous faire part de mes expériences qui
pourront aider d'autres cavaliers dans la difficulté.
Soyez à l'écoute de votre cheval, observer,
adaptez vous et surtout, n'appliquer pas aveuglément
une "méthode".
Faites preuve de bon
sens et testez par vous même.
Si votre façon de faire déclenche une réaction
de défense, de peur ou de stress, c'est que vous n'utilisez
pas la bonne technique !
Remettez-vous en question et
reprenez dans le calme.
-
-
-
-
-
-
-
-
-
______________________________________________________________
Il tire au renard !
Cause : peur panique de se sentir piégé,
manque de confiance. Le cheval par instinct a des réflexes
d’opposition.
Solution :
Lui apprendre à céder à la pression,
sur tout le corps. Demander la cession en mettant une petite
pression et attendez.
La pression doit être adaptée à la sensibilité
du cheval. Chez un grand sensible, un effleurement peut être
suffisant. Généralement, une faible pression
suffit, il ne faut surtout pas mettre une pression forte voire
douloureuse qui pourrait provoquer la défense ! Une
fois la demande faite =>
LAISSER LE TEMPS DE REFLECHIR et n'augmentez
pas la pression ! Soyez attentif et patient envers votre cheval,
la coopération se fait dans les 2 sens !
Comment : Commencez
par lui passer une longe par dessus l'encolure, à la
base, et remonter au fur et à mesure que l'exercice
est réussi. Mettre une pression vers le bas, attendre,
à la plus petite cession du cheval CEDER
immédiatement, OUVREZ LA MAIN ! Même si le cheval
remonte la tête, ne pas le retenir.
Recommencez l'exercice, à chaque cession encourager
de la voix, demander une progression jusqu'à ce que
la moindre pression le fasse céder. Remonter petit
à petit la longe jusqu'à la nuque, à
ce stade le cheval devrait avoir compris et devrait céder
à la plus petite pression.
Répéter souvent l’exercice.
Le faire céder aussi autrement, pour déplacer
les postérieurs, pour le faire reculer (pression sur
le chanfrein ou alors sur le poitrail) en appliquant le même
principe: demander, attendre, lâcher la pression une
fois la réponse obtenue, récompense (caresse
et repos). Puis recommencer. Faire l'exercice au licol selon
le même principe.
Dans la situation où le cheval tire au renard,
se mettre derrière lui et solliciter le mouvement en
avant pour détendre la longe. Surtout ne pas prendre
la longe en tirant plus fort devant, panique assurée
!
__________________________________________________________
Il ne veut pas passer dans l’eau !
Cause : peur, manque de confiance en son
cavalier. Le cheval a du mal à distinguer la profondeur
même s’il s’agit d’une flaque !
Solution :
mise en confiance, prouvez l'absence de danger de l'exercice.
Comment : abordez la difficulté dans
le calme et la détente la plus absolue ! Le mener en
longe sur des chemins avec de l’eau et l'encourager
à passer, ne serait-ce qu’un pied, dans l’eau.
Se positionner juste, lui demander d’avancer, s’il
refuse attendre avec une pression juste inconfortable, relâcher
aussitôt qu’il fait mine d’avancer. Cela
peut pendre plusieurs séances et chaque séance
doit se terminer par un mouvement volontaire du cheval d’y
aller. Ca peut être au début juste le nez du
cheval qui se tend vers la flaque, un pied dedans, etc. Essayez
aussi de le faire reculer dans la flaque ! Une fois qu’il
a les pieds dedans récompenser et recommencer en marche
avant. C’est parfois difficile d’être patient
mais ça fini toujours par payer par la suite ! Courage
et patience ! !
Au fur et à mesure des essais, cela prendra moins
de temps pour le convaincre, jusqu’à ce qu’il
se rende compte par lui-même que ce n’est pas
dangereux et qu’aussitôt votre demande exécutée
vous lui fichez la paix !
___________________________________________________________
Il a peur du spray !
Cause : peur du bruit, de ce qu'il ne connait
pas, émotivité.
Solution :
lui prouver que même si ça fait pschitt
et que c’est effrayant, il n’a rien à craindre
! L'accoutumer progressivement et savoir cesser au bon moment.
Comment : méthode de l’approche
et du retrait, en s'adaptant à la phobie du cheval
et à son degré d'émotivité. Rien
ne sert de lui faire monter les tours, l'accoutumance au spray
se fera en plusieurs séances, doucement mais sûrement.
Remplir un vaporisateur avec de l’eau. Le tenir en
longe. Commencer par vaporiser autour de vous, si le cheval
recule, le laisser faire et suivre. Surtout continuer à
sprayer autour de vous tant qu’il recule. Quand il commence
à déstresser et s’arrête de lui-même,
arrêter de sprayer. S’approcher de lui et caresser.
Recommencer en essayant de s’approcher de la tête.
Lui sprayer les jambes, suivre le cheval s'il recule et essaie
de se soustraire. Veillez à ne pas faire monter la
pression à un trop haut niveau. Contentez vous de faire
des séances courtes et brêves, quitte à
refaire l'exercice plusieurs fois dans la journée.
S'il tire, toujours suivre la direction, éventuellement
le retenir un peu s’il essaye de s’échapper
avec force mais suivre le mouvement, le cheval à le
droit de se positionner dans toutes les positions sauf nous
montrer ses postérieurs, chassez les au cas où.
Surtout ne pas le bloquer, le fait de le
laisser s’éloigner de ce qui lui fait peur le
rassure, il a besoin de pouvoir bouger ses pieds ! Quand il
accepte de se faire sprayer une cuisse, une jambe ou autre
partie du corps qu’il ne bouge plus, arrêter,
lui donner une pause, récompenser et recommencer le
lendemain ! Il est important d'associer un "sale quart
d'heure" à une récompense aussitôt
qu'il se montre coopératif et calme. Cela accélère
la mise en confiance et l'avancement de l'exercice. Il faut
se souvenir qu'il faut arrêter le stimuli au moment
ou il accepte de faire un effort sur lui même. Ne soyez
donc pas presser la 1ère séance de pouvoir lui
sprayer la tête, c'est possible mais cela va engendrer
un niveau de stress important et cela risque de prendre plusieurs
heures ! Le stress n'est pas bon pour l'organisme et il est
scientifiquement prouvé qu'il est d'autant plus néfaste
pour un animal émotif et sensible comme le cheval.
Pour Idalgo qui était terrorisé, il m’a
fallut 4 séances. (de 30min à 5 min !). A la
4éme séance, j’ai pu lui sprayer tout
le corps sans qu’il essaye de fuir. Il était
tendu certes mais acceptait le spray. J’ai également
associé le spray à une friandise juste après,
il a très vite compris que ça valait le coup
de se faire sprayer ! Maintenant il ne bouge plus, il est
complétement détendu et se réjouis de
la récompense... que je remplace par une caresse parfois
! Le résultat est supéfiant, il est la preuve
que par un apprentissage bien fait, le cheval apprend à
gérer ses peurs et apprend de ses expériences.
IMPORTANT : Chaque séance de désensibilitation
doit être terminée sur un bon point, lorsque
le cheval accepte la proximité sans bouger. Le récompenser
et passer à autre chose ! Suivant les chevaux cela
peut prendre plus ou moins de temps.
PATIENCE, Cette démarche en vaut vraiment
la peine !
___________________________________________________
Il colle, ne veut pas partir seul !
Cause : instinct grégaire, manque
de confiance, il ne vous considère pas comme une personne
de compagnie sûre et agréable.
Solution :
lui prouver qu’il peut avoir confiance en vous et qu’il
est en sécurité.
Comment : Commencer par vous éloigner
un peu et faites demi tour avant qu'il ne montre un signe
de panique ou qu'il ne veuille rentrer de lui même.
Allez de plus en plus loin, récompense friandise.
Ne pas s'acharner à le faire avancer avec la cravache
car il associerait alors "départ de l'écurie
et coups de cravache plus loin"... donc il réchignera
d'autant plus à s'éloigner de l'écurie
!
Le prendre à la longe et faire un tour loin de l'écurie
pour le faire brouter, il faut associer l'éloignement
à quelque chose d'agréable. Lorsqu'il s'est
éloigné assez loin, féliciter, descendre
et récompenser en le laissant brouter !
__________________________________________________________
Il est sur l’œil !
Cause : manque de confiance en lui et en
son cavalier, pas l’habitude de l’extérieur.
Solution :
Augmenter son courage face à l’imprévu
! Le mettre à l’épreuve, tenue en longe
d’abord, dans toutes sortes de situation effrayantes
!
Comment : travail
à pied, dans une zone sécurisée, le faire
passer sur une bâche, dans des passages étroits,
dans l’eau, par dessus un obstacle (le cheval doit être
respectueux à la longe et respecter la distance de
sécurité). Faire des ballades en lui laissant
sa liberté d’encolure (contrat moral). Avec des
rênes tendues, son inquiétude ne pourra être
que plus grande car il ne pourra se rassurer en regardant
autour de lui.
S’il fait un écart sur un objet lui faisant
peur - ne pas punir sa peur ce qui le rendra d'autant
plus inquiet mais retourner auprès de l’objet,
le laisser sentir. Insister poliment pour retourner
vers l'objet de sa crainte, s'il refuse, attendre devant l'objet,
le motiver à aller dans cette direction et féliciter
à chaque tentative ! Il y a une grosse différence
entre motiver et forcer... Du moment qu'il baisse l'encolure
pour sentir, c'est bon signe ! Il doit être libre de
l'encolure pour se rassurer, pour aller sentir l'objet, pour
pouvoir fuir s'il ressent le besoin. Si en passant devant
un objet qu'il l'effraie déjà et que le cavalier
reprend encore plus les rênes, le cheval se sentira
d'autant plus stressé par la situation.
Le cheval a le droit d'avoir peur, mais
il n'a pas le droit de faire demi-tour et décamper
! Il a le droit d'essayer de contourner l'objet et de faire
mine de faire demi tour, dans ce cas là et dans ce
cas, il y a 2 théories opposées qui peuvent
s'appliquer :
1) La soumission, donc la force physique :
l'empêcher de faire le demi-tour en lui imposant votre
opposition avec la main et les jambes => on entre dans
un rapport de force, ce qui ne me plait pas du tout, et à
moins de faire carrément acte de "violence",
voir de faire mal, le cheval en ressort gagnant la plupart
du temps. Qui dit rapport de force dit contracture, rupture
de l'équilibre, disharmonie, conflit et donc énérvement
des 2 cotés ! Mais... certains diront "il ne faut
pas laisser gagner le cheval".... et bien si
pour soit-disant gagner il faut en arriver à
toute cette négativité, je préfère
"perdre", ou plutôt non... je préfère
m'y prendre plus finement et utiliser la force de "l'adersaire"
à mon avantage, comme dans certaines techniques d'arts
martiaux !
2) La persuasion, la force mentale
: savez-vous que la plupart des lésions ostéopathiques
ou autres provient des contractions, réflexes d'opposition,
bref, résistance à ce qui est ! Pour ne faire
qu'un avec son cheval, il faut le suivre, même dans
le déséquilibre, et même lorsque celui-ci
à une idée qui diffère de la vôtre,
le but est de 1) suivre le mouvement, 2) ensuite on entre
en pourparler pour lui redonner envie que notre idée
devienne sienne ! Dans le calme absolu, lorsque le cheval
amorçe son demi-tour, on continue son travail pour
arriver à faire un tour complet qui le remet au point
de départ ! Ainsi, pas de bagare, pas de contraction,
pas d'énervement ! Cela peut arrivé qu'il recommence,
ne perdez pas patience, appliquer la technique "art martial"
et vous verrez, que votre idée deviendra à nouveau
sienne ! Le maître mot "ZEN ATTITUDE". Récompensez
lorsqu'il aura accepté votre idée !
Idalgo avait des tendances à prendre le chemin le
plus court ou choisir ses endroits... cette technique lui
a définitivement fait perdre cette habitude. Il se
peut qu'il demande, poliment, de passer ailleurs, mais il
me laisse maintenant maître de mon itinéraire
!
___________________________________________________________
Il trotte le nez en l’air (galop aussi !)
Cause : si à
la longe il est détendu et descend naturellement (sans
enrênements) vérifier qu’il ne souffre
pas du dos. Il est possible que votre crispation ou une main
trop dur le fasse réagir ainsi. Il se peut aussi que
ce soit un dressage ou débourage raté qu'il
lui ait fait prendre cette habitude, dans 99% des cas, la
cause est une erreur humaine à la base.
Solution :
lui apprendre à se détendre, même monté.
Comment : commencer la reprise en rêne
longue au pas, puis passer au trot, toujours rênes longues.
Même s’il cherche à accélérer,
ne pas le retenir mais accompagner le mouvement, lui indiquer
seulement la direction, faire des transitions. Encouragez
le à descendre en vous mettant légérement
en suspention, léger contact avec les rênes et
descendre et avancer la main, il devrait suivre avec le nez.
Après plusieurs séances, il devrait avoir appris
à se détendre. Reprendre gentiment le contact
avec le mors tout en gardant le contact avec les jambes, le
caresser avec les jambes. Si le problème persiste et
qu’aucune amélioration ne se fait sentir après
plusieurs séances, vérifier s’il ne souffre
pas du dos, si la selle est adaptée, s’il n’y
a pas de pression.
__________________________________________________________
Il bouge au montoir !
Cause : impatience, manque d'éducation
- vérifier s’il ne s’agit pas un moyen
pour lui de vous montrer une gêne, une douleur.
Solution :
instaurer les contrats ! Le cheval ne doit pas bouger, même
rênes longues !
Comment : exercer souvent jusqu'à
l’immobilité totale. Prendre appui sur l’étrier,
se mettre sur le côté, si le cheval bouge «
WHOO » et redescendre.
Le caresser partout, désensibiliser, il faut pouvoir
faire le tour du cheval sans qu’il bouge, bien récompenser
de la voix, il ne faut pas se mettre en selle tant
qu’il ne garde pas l’immobilité.
Une fois celle-ci obtenue, s’asseoir et féliciter,
friandise. caresses. Redescendre et recommencer plus loin
et récompenser à nouveau. L'immobilité
au montoir est souvent négligée pas les cavaliers...
la patience et la persévérence sont des outils
indispensables pour réussir l'exercice.
___________________________________________________________
Il embarque !
Cause : stress, manque de dressage, peur,
douleur de dos ou autre
S’il se met subitement à embarquer, vérifier
les dents !
Solution :
Reprendre la base, travail sur le plat. Eviter de le laisser
prendre des décisions de direction, d'allure ou autre.
Précédez ses accélérations d'allures.
Le laisser faire est déjà un signe avant coureur
qui pourrait encourager le cheval à embarquer plus
tard. Je déconseille de prendre un mors plus sévère
pou éviter un cercle vicieux qui engendrerait une bouche
de plus en plus dure. Ça fonctionnera au début
et puis ensuite le cheval va mettre la force en conséquence.
Il faut régler le problème à la source.
Un cheval et un cavalier en harmonie est le meilleur gage
de ne pas se faire embarquer.
Travailler le dressage de base sur le carré, transition
arrêt, obéissance. En dernier recourt, si le
cheval embarque, demi-arrêt sur une rêne. Par
effet de surprise, le cheval va marquer un temps d'arrêt,
il faut profiter de ce moment pour le désengager avec
une flexion latérale. Cette position calme le cheval,
reprendre la route dans le calme.
Comment : Il ne faut pas l’oublier,
lorsque l’on tire sur les 2 rênes en même
temps, il n’y a rien de mieux pour faire engager d’avantage
le cheval ! Il s’appuie alors d’autant plus et
gagne en puissance ! Apprenez à lui demander une flexion
latérale avec une rêne, au pas, au trot et au
galop. Il doit apprendre à céder à la
demande jusqu’à ce que cela devienne un réflexe
positif. Rome ne s’est pas fait en un jour… l’arrêt
d’urgence prend également un peu plus de temps
! Une fois que le cheval à la tête tournée
et donc les postérieurs désengagés sous
la masse, il perd en puissance et il est forcé d’aller
sur une volte que vous ferez de plus en plus petite. ATTENTION,
l’arrêt d’urgence est parfois si efficace
que c’est vous qui risquer de tomber… par l’arrêt
brutal du cheval ! Cela ne s’improvise donc pas, le
cheval doit connaître la demande pour pouvoir l’appliquer.
Le réflexe à avoir, pour nous cavalier, c’est
de prendre une seule rêne et non les 2 ! C’est
parfois une habitude bien difficile à perdre. Cette
méthode n’est efficace que si elle est bien comprise
du cheval, donc à répéter souvent à
l’intérieur !
____________________________________________________________
Il est difficile à attraper au parc !
Cause : Il faut différencier le manque
de respect et la peur.
Solution :
Motiver son cheval avec des visites "gratuites",
sans le faire travailler, ou en le sortant pour le faire brouter.
Associer sa venue au parc à du plaisir et pas tout
le temps du travail ! Langage du corps très
important, si le cheval est dans la peur, c'est une grosse
erreur que de vouloir le "chasser" ou le fatiguer
en le faisant courir...
Comment : Aller le chercher pour le faire
brouter, pour une visite, pour une friandise. Dissocier votre
venue du travail. Varier les plaisirs !
Eviter d'aller à sa rencontre de face. S'il part lorsque
vous allez à lui, suivez le passivement, controler
son déplacement en vous dirigeant vers l'avant main
quand il essaie de partir, il va naturellement se stopper
ou partir de l'autre coté, suivez toujours passivement
en lui parlant. S'il s'arrête et se met de face, inclinez
un peu la tête et approchez vous vers ses épaules,
sur le coté, s'il vous tolère, continuer l'approche,
en lui parlant. S'il se laisse toucher, caresser l'épaule
et féliciter, récompenser.
Passez la longe par dessus l'encolure et voyez si vous pouvez
mettre le licol. S'il repart, laissez faire et recommencez.
Soyez humble et ne vous fâchez pas, soyez zen et lachez
prise, ne pensez pas à vouloir l'attraper, simplement
suivez le rytme du cheval sans vous énerver.
NE JAMAIS LE COINCER, panique assurée et situation
dangereuse.
Vous devez pouvoir mettre le licol avec l'accord du cheval,
pas en lui sautant dessus le plus vite possible, sinon quel
genre de compagnon êtes-vous pour votre cheval !?
En insistant poliment sans le stresser ni le punir et en
lui laissant le temps de vous acceptez, vous allez lui faire
gagner en confiance et cela se reproduira de moins en moins.
Soyez patient et amical pour qu'il vous considère avec
respect et amitié.
______________________________________________________________
Il tire pour aller au parc !
Cause : manque de respect, impatience, émotivité,
appréhension de l'homme.
Solution :
rétablir la hiérarchie. Il a fallu que son comportement
me casse 2 doigts pour que je me décide à réagir…
n’attendez pas jusque là !
Idalgo était un terrible pour le parc (il régresse
encore parfois !), je me disais toujours que le jour ou il
attendrait gentiment que je le détache avant de s’enfuir
au galop, il serait le cheval parfait ! Je ne croyais pas
si bien dire, quel bonheur maintenant d’avoir un cheval
éduqué !
Comment : avant tout, obtenez le respect
à pied, à la longe. Le cheval doit respecter
votre distance de sécurité, c'est vous qui décidez
si celle-ci se trouve à 30 cm derrière vous
ou 3 mètres ! Une fois ce prérequis obtenus,
prendre des GANTS et choisir une belle journée
ensoleillée (mais pas par caniculaire !), il faut être
sûr d’avoir suffisamment de temps à disposition
!
L’amener donc vers le parc, avec un licol en corde
si possible.
Pourquoi un licol en corde : c'est un licol d'apprentissage,
il fin, solide et léger. FIN => si le cheval tire,
il va tout de suite sentir l’appui désagréable
que provoque la corde sur sa peau (contrairement au licols
ordinaires qui sont larges) et évitera donc de s’appuyer
dessus. LEGER : il se fait oublier lorsque le cheval ne tire
pas.
ATTENTION :
ce licol est un licol de travail,
il ne doit pas être laissé sur le cheval sans
surveillance => risque d'accrochage
à une branche, ou pire un membre lorsqu’il se
roule etc… Il est donc DANGEREUX
de le laisser tout le temps sur le cheval. Une fois son cheval
éduqué, un licol plat, traditionnel, fait très
bien l'affaire.
1) l’amener au parc en prenant soin de le faire rester
derrière ! Il doit apprendre à respecter cette
hiérarchie lorsqu'on le décide ! S’approcher
de l’entrée et tenir fermement en lui disant
d’attendre, s’il fait mine de tirer, brève
saccade vers le bas avec « NON »
claquant. L’erreur à ne pas faire c’est
de tout lâcher quand il arrive au parc. Dans certains
cas si vous êtes mal pris mieux vaut ça qu’un
doigt cassé… => Ne jamais enrouler la corde
autour de la main ! S’il s’enfuit tout de même,
allez le rechercher et recommencer !
2) S’il tire déjà à l’approche
du parc le faire marcher à reculons jusqu'à
l'entrée. Une fois à l’intérieur
attendre, éventuellement le faire brouter et ne pas
le détacher. Faire un petit tour en main, dans le calme.
S’il tire, résister et ressortez, refaire l’entrée.
Faire mine de détacher en touchant le mousqueton mais
restez vigilant et lui demander d’attendre.
3) Éventuellement mettre une autre longe sur le licol
pour l’habituer à entendre le bruit du mousqueton
qui se détache sans qu’il ne parte tout de suite.
Le retenir s’il essaie de tirer, le faire reculer. Ressortir
encore du parc et recommencer le processus. Prenez le temps
de le détacher qu'une fois le calme obtenu.
"Créez
des liens avec votre cheval, considérez le comme un
compagnon, un ami. On ne soumet pas un ami, on l'écoute,
le comprend, le guide. C'est un échange réciproque
qui fait naitre la confiance et le respect".

Roxane Jaccard - Tous droits réservés - 2006
|