|
Stage avec Marthe Kiley-Worthington des 27 et 28 mai 06
Compte rendu - Suite
Methode du
Dr Miller
A propos de la méthode d’imprégnation
du poulain, Marthe recommande la prudence et de laisser au
moins les 3 premiers jours le poulain avec sa mère
(1er lait important, colostrum => immunité) pour
qu’il puisse créer des liens et se reconnaître
en tant que cheval.
Quels
sont les buts de l'imprégnation
:
- le lien avec les hommes
- la désensibilisation à
certains stimuli
- la sensibilisation à d'autres
stimuli
- la soumission à l'homme
Ce qui fut peut être utile à
une époque paraît maintenant désuet et
les avantages insignifiants par rapport aux risques encourus
: une imprégnation hâtive aurait des
effets néfastes sur la vie sociale du poulain dont
l’attachement primaire se reporterait sur un être
humain. De graves problèmes de comportement
pourraient en découler.
Compte tenu de ce qui précède,
mieux vaut laisser faire la nature dans l'ordre des choses.
Par la suite, si l’homme se comporte de la façon
adéquate et avec douceur, une bonne relation s'établit
rapidement, sans avoir besoin de s'immiscer trop tôt
dans la vie du poulain. Il s’agit aussi d’une
question de respect vis-à-vis de la mère et
de son poulain.
Ferrage
Le cheval a un besoin de bouger et de marcher.
Le cheval dans la nature marche facilement 20-30 km durant
la journée. Selon Marthe, un cheval n’a pas besoin
d’être ferré en deça de 30 km/jour
!
Bien entendu, le terrain alentour et les
activités annexes (compétition endurance,
cross) entrent en ligne de compte. Un cavalier qui déferre
son cheval est responsable du terrain sur lequel il emmène
son cheval ! Surtout au début, le cheval peut être
sensible de la sol et marcher comme sur des oeufs car le deferrage
amène une meilleure oxygénation des tissus et
un appel de sang dans le sabot. Si le cavalier a conscience
qu'un cheval sans fer implique une attention particulière,
alors le cheval pourra bénéficier de cette libération
en toute quiétude ! Il faut toutefois être attentif
à son cheval et savoir reconnaître une sensibilité
qui ne s'améliore pas, et referrer le cas échéant.
(ndlr : selon le
Dr Strasser, la période de transition peut être
de quelques semaines à 1 année avant que le
cheval ne soit à l’aise les sabots nus et recommande
une liberté de mouvement la plus grande pour accélérer
le processus d’accoutumance. Selon elle et suite à
son expérience, les pathologies telles que l'arthrose,
la maladie naviculaire et la boiterie découlent principalement
des effets néfastes du ferrage sur l'organisme du cheval,
les chevaux sont retraités de plus en plus jeunes et
un cheval qui boîte à 15-16ans devient presque
une normalité - abbération qui pourraient être
évitée par la remise en cause de l'utilité
réelle du ferrage.)
Culture chevaline
Suite

"Avec les chevaux, de la douceur est-ce que cela en
vaut la peine? ... Oui toujours!"
N. Oliveira

Roxane Jaccard - Tous droits réservés
- 2006
|
Le stress porté à son paroxysme chez le cheval
- Les conséquences
L’attitude qui consiste à utiliser
un renforcement négatif équivaut à lobotomiser
le programme naturel de défense chez le cheval =>
Inhibition de l’action
cohérente = actions
incohérentes = pathologies
adaptatives(tics, cheval se jetant contre les barrières,
etc...)
Exemple de renforcement négatif
:
Bloquer la réaction (on pose la selle, on la fixe,
on met le cheval en réaction jusqu’à ce
qu’il "cède" = inhibition
conditionnée, inhibition afférente
(pathologie car suppression d’un programme (fonction
comportementale finalisée).
On reste dans "le haut du tableau de tension".
Tant que l’on focalise sur la suppression de la réaction
on ampute les programmes comportementaux = syndrome de Klüver-Bucy
(équivalent chimique d’une lobotomie partielle
du lobe temporal)
La situation de stress mobilise
l’axe HHA (hypothalamus / hypophyse
/ amydo-temporal). Il correspond à une "montée
en puissance" de la production d’hydrocorticoïdes.
La solution terminale d’évacuation du stress
est la fuite.
Exemple d’habituation :
Supprimer la sensation (habituation, augmentation progressif
du seuil de tolérance) = répétition
d’un stimulus bas non-déclencheur de la réaction,
augmentation progressive du stimulus, toujours sous le seuil
de la réactivité = augmentation
de la tolérance.
Forum
Etho-logique

 |